{"id":39,"date":"2013-11-09T16:15:56","date_gmt":"2013-11-09T15:15:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.smhp.fr\/?page_id=39"},"modified":"2013-12-03T19:02:59","modified_gmt":"2013-12-03T18:02:59","slug":"historique-de-la-societe","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.smhp.fr\/?page_id=39","title":{"rendered":"Historique de la soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<div id=\"post-4\">\n<p><strong>Pr. Charles HAAS<\/strong><\/p>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris (SMHP) fond\u00e9e en 1849 par les m\u00e9decins des H\u00f4pitaux de Paris, a \u00e9t\u00e9 reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique par d\u00e9cret du 12 d\u00e9cembre 1888. Elle a f\u00eat\u00e9, en grande pompe, son centenaire le 21 octobre 1949. Edouard Rist, ancien pr\u00e9sident et Pasteur Vallery-Radot, pr\u00e9sident, ont alors racont\u00e9 son histoire (1). Lors de son cent-cinquantenaire, c\u00e9l\u00e9br\u00e9 le 15 janvier 1999, je me suis efforc\u00e9 de retracer les circonstances de sa naissance (2).<\/p>\n<p>On peut attribuer la fondation de la SMHP \u00e0 deux causes profondes : les tendances associatives des m\u00e9decins du XIXe si\u00e8cle et l\u2019exp\u00e9rience de la R\u00e9volution de 1848 (2), et \u00e0 une cause occasionnelle : la cr\u00e9ation de l\u2019Assistance Publique de Paris. Ce n\u2019est pas le hasard qui fait co\u00efncider la naissance de notre Soci\u00e9t\u00e9 avec celle de l\u2019Administration g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Assistance Publique \u00e0 Paris. La fondation de l\u2019une est imm\u00e9diatement li\u00e9e \u00e0 la cr\u00e9ation de l\u2019autre. Le gouvernement de la II\u00e8me R\u00e9publique avait, par la loi du 10 janvier 1849, r\u00e9uni en une seule administration les trois institutions jusque-l\u00e0 ind\u00e9pendantes qui, depuis l\u2019Ancien R\u00e9gime, se partageaient \u00e0 Paris l\u2019assistance aux malades, aux infirmes, aux vieillards et aux enfants abandonn\u00e9s ; c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019H\u00f4tel-Dieu, les h\u00f4pitaux r\u00e9unis sous le nom d\u2019H\u00f4pital G\u00e9n\u00e9ral, et le Grand Bureau des Pauvres, dit aussi Bureau Central. L\u2019article 6 de la loi stipulait que les m\u00e9decins, chirurgiens et pharmaciens des h\u00f4pitaux et hospices seraient nomm\u00e9s au concours, alors que, jusque-l\u00e0, seuls ceux du Bureau Central \u00e9taient choisis selon ce mode de recrutement. Le nouveau r\u00e9gime cr\u00e9ait donc un corps des M\u00e9decins des H\u00f4pitaux de Paris, homog\u00e8ne par son origine et par son statut. Les m\u00e9decins de ce corps furent, tout naturellement, amen\u00e9s \u00e0 se grouper en une Soci\u00e9t\u00e9, dont l\u2019Association d\u00e9j\u00e0 existante des m\u00e9decins du Bureau Central fut le noyau. Notre s\u0153ur a\u00een\u00e9e, la Soci\u00e9t\u00e9 de Chirurgie, (devenue depuis Acad\u00e9mie de Chirurgie), fond\u00e9e en 1843, avait d\u2019ailleurs montr\u00e9 l\u2019exemple.<\/p>\n<p>D\u00e8s le 25 juin 1849, la SMHP, compos\u00e9e de 67 membres, tenait sa premi\u00e8re s\u00e9ance \u00e0 l\u2019Amphith\u00e9\u00e2tre de l\u2019Administration centrale des H\u00f4pitaux. Celle-ci occupait, 2, rue Neuve-Notre-Dame, un immeuble faisant face \u00e0 la cath\u00e9drale, et qui fut d\u00e9moli en 1858 lorsque le parvis, par la construction du nouvel H\u00f4tel-Dieu et de la Pr\u00e9fecture de Police, pris sa figure actuelle. En 1867, le si\u00e8ge de la Soci\u00e9t\u00e9 fut transf\u00e9r\u00e9 3, rue de l\u2019Abbaye. C\u2019est en 1899 que la Soci\u00e9t\u00e9 s\u2019\u00e9tablit 12, rue de Seine o\u00f9 elle \u00e9tait accueillie par la Soci\u00e9t\u00e9 Nationale de Chirurgie. C\u2019est depuis 1979 que la SMHP tient ses r\u00e9unions tant\u00f4t \u00e0 la Salle du Conseil de l\u2019Ancienne Facult\u00e9 de M\u00e9decine (12, rue de l\u2019Ecole de M\u00e9decine), tant\u00f4t \u00e0 l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre Rouvillois du Val de Gr\u00e2ce, o\u00f9 nos coll\u00e8gues militaires nous font profiter de leur g\u00e9n\u00e9reuse hospitalit\u00e9. Les premiers statuts de la SMHP lui assignaient un triple but : l\u2019\u00e9tude et les progr\u00e8s de la m\u00e9decine pratique, l\u2019examen de toutes les questions relatives aux \u00e9tablissements hospitaliers, la d\u00e9fense des int\u00e9r\u00eats du corps m\u00e9dical hospitalier. C\u2019\u00e9tait donc \u00e0 la fois une soci\u00e9t\u00e9 scientifique et une association corporative. Les m\u00e9decins, chefs de service des h\u00f4pitaux militaires de Paris y \u00e9taient admis au m\u00eame titre que ceux des h\u00f4pitaux civils. Les m\u00e9decins qui d\u00e9siraient entrer dans la Soci\u00e9t\u00e9 devaient joindre \u00e0 leur demande un m\u00e9moire in\u00e9dit qui faisait l\u2019objet d\u2019un rapport suivi d\u2019un vote \u00e0 bulletin secret. Les r\u00e9unions avaient lieu les deuxi\u00e8me et quatri\u00e8me mercredis de chaque mois, \u00e0 trois heures et demie, rue Neuve-Notre-Dame.<\/p>\n<p>Les travaux de la SMHP furent publi\u00e9s d\u2019abord d\u2019une fa\u00e7on assez singuli\u00e8re et qui rend les recherches bibliographiques incommodes. Elle avait, en quelque sorte, pour organe officiel l\u2019Union M\u00e9dicale, hebdomadaire fort r\u00e9pandu, o\u00f9 paraissaient sous forme de Bulletins, les comptes rendus des s\u00e9ances et les discussions. Mais les\u00a0Archives G\u00e9n\u00e9rales de M\u00e9decine, revue mensuelle la plus importante et la plus savante de l\u2019\u00e9poque, donnait asile aux M\u00e9moires, parfois \u00e9tendus, pr\u00e9sent\u00e9s par la Soci\u00e9t\u00e9. Tous les deux ou trois ans, ces m\u00e9moires \u00e9taient r\u00e9unis en fascicules, puis en volumes, sous le titre g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Actes de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris. Cela dura jusqu\u2019en 1865. Alors commen\u00e7a une deuxi\u00e8me s\u00e9rie, qui, sous le titre de\u00a0Bulletins et M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris, parut r\u00e9guli\u00e8rement chez P. Asselin, libraire de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine. Enfin, en 1884, fut inaugur\u00e9e la troisi\u00e8me s\u00e9rie, paraissant sous le m\u00eame nom, par les soins de la Maison d\u2019Edition Masson \u00e0 laquelle nous demeurons unis depuis lors. C\u2019est en 1969 que notre organe officiel, toujours \u00e9dit\u00e9 par Masson, a pris le nom d\u2019Annales de M\u00e9decine Interne, sous l\u2019impulsion du Professeur Maurice Pestel, alors Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9ral de la Soci\u00e9t\u00e9 et R\u00e9dacteur en Chef de la Revue. En 2004, les\u00a0Annales de M\u00e9decine Interne, dont le dernier R\u00e9dacteur en Chef \u00e9tait le Professeur Lo\u00efc Guillevin, ont fusionn\u00e9 avec la\u00a0Presse M\u00e9dicale.<\/p>\n<p>Nombreux sont les travaux princeps qui ont jalonn\u00e9 l\u2019histoire de la SMHP. Le lecteur curieux trouvera la description des plus importants d\u2019entre-eux dans le num\u00e9ro du cent-cinquantenaire de notre Soci\u00e9t\u00e9, paru en 1999 (Annales de M\u00e9decine Interne, 1999 ; 150).<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p>1 \u2013 Centenaire de la Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris.<br \/>\nS\u00e9ances du 21-22 octobre 1949.<br \/>\nBull. et M\u00e9m de la Soc. M\u00e9d. des H\u00f4p., 1949, n\u00b0 25 bis (pp 1-290).<\/p>\n<p>2 \u2013 La naissance de la Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris. Charles HAAS.<br \/>\nAnn. M\u00e9d. Interne, 1999 ; 150 : 10-16.<\/p>\n<div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr. Charles HAAS La Soci\u00e9t\u00e9 M\u00e9dicale des H\u00f4pitaux de Paris (SMHP) fond\u00e9e en 1849 par les m\u00e9decins des H\u00f4pitaux de Paris, a \u00e9t\u00e9 reconnue d\u2019utilit\u00e9 publique par d\u00e9cret du 12 d\u00e9cembre 1888. 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